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Opportunités et défis pour l’établissement d’un observatoire de développement local en Haiti

jeudi 7 juillet 2011

Port-au-Prince, 6 juillet 2011. Le Centre de Recherches et de Formation Économique et Sociale pour le Développement (CRESFED) a clôturé, le mercredi 6 juillet, son atelier de deux jours sur l’observatoire de développement local en Haïti, une activité qui a réuni plus d’une vingtaine d’invités venus d’horizons divers.

« Les deux journées passées à réfléchir ensemble sur les mécanismes de mise en place d’un observatoire, quelque soit le secteur d’intervention, a été pour nous autres du CRESFED une opportunité à saisir afin que nous puissions faire aboutir le processus de mise en place d’un observatoire de développement local », souligne Suzie Castor.

Elle promet de prendre en considération les expériences partagées par les différents intervenants, en particulier par Louis Coté, directeur de l’observatoire d’administration publique du Québec, de passage en Haïti spécialement pour cet atelier, ainsi que les réactions des participants, en vue de finaliser le processus initié depuis environ trois ans.

« Les interventions et les débats entre les participants, ont été très fructueux. Il y a plein de choses positives que nous allons considérer pour pouvoir finaliser notre démarche consistant en la mise en place de notre observatoire, qui contribuera à renforcer le processus de développement local », affirme Castor.

Témoignant sa satisfaction pour cette initiative, le coordonnateur de la composante formation et recherche au Programme de développement local en Haïti (PDLH), Elifaite St-Pierre, renouvelle l’appui du programme au CRESFED afin de l’aider à atteindre ses objectifs.

Le directeur de l’observatoire de l’administration publique du Québec, Louis Coté, recommande aux responsables du CRESFED une série de stratégies à prendre en compte qui, à son avis, se révèlent indispensables pour parvenir à mettre en place un observatoire efficace.

Il faut, prévient-il, tenir compte d’un public et d’un champ d’action spécifique, des objectifs clés, car chaque observatoire à un rôle précis à jouer dans l’avancement d’une société. « Mais, précise Louis Coté, il faut surtout tenir compte des défis majeurs, le financement, entre autres, qui, à tout moment, peut entraver le fonctionnement de l’observatoire. »

En même temps, pour l’expert québécois, « les responsables du CRESFED doivent tenir compte dans leur démarche des aspects institutionnels qui entrent en jeu en matière de développement local. »

Intervenant brièvement, le professeur à l’Université Nelson Sylvestre a fait une illustration succincte sur le contenu du plan d’observatoire de développement local en Haïti.

Il insiste, entre autres, sur le concept même de développement local, sphère d’intervention de l’observatoire ainsi que sur les perspectives d’avenir.
« Nous avions du tenir compte du problème de définition tangible en ce qui à trait au concept de développement », précise le professeur Sylvestre. Il ajoute que la démarche du CRESFED fait suite à une recherche de consensus entre les différents secteurs de développement local même.

Par ailleurs, les représentants des différents observatoires invités à partager leurs expériences avec le CRESFED dans leur domaine respectif ont saisi l’occasion pour renouveler leur volonté d’accompagner les responsables du centre dans la mise en œuvre de l’observatoire de développement local.

Depuis sa création en 1986, le CRESFED à promouvoir la participation citoyenne à la démocratie et à faire connaitre la problématique nationale en vue de faciliter les voies et moyens de développement du pays.